C’est quoi le MENID ?

Récemment, la presse locale, titrait « Le MENID en campagne pour garder ses positions à Douaisis Agglo… ». Un titre qui prête à sourire puisque cette association confidentielle se positionne elle-même « au centre du pouvoir ».

Existe-t-il ? Que représente-t-il, quel programme, quels engagements… Mais surtout, le connaissez-vous ?

Apparemment, il compterait une cinquantaine d’élus locaux de la seule agglomération douaisienne et aucun adhérent direct… C’est donc davantage une amicale, une sorte de groupement d’intérêts particuliers qu’un parti politique. Pourtant, il revendique le titre de groupe politique, sans doute parce qu’il est constitué des sortants de divers partis devenus « non cartés » qui ont trouvé ainsi une étiquette utile face à l’isolement…

Son président affirme « nous avons les présidents de l’Agglomération, du SCOT, du SMTD… ». S’autodélivrant ainsi un brevet de réalité et de notoriété, mais nous savons bien que c’est le système local qui les a désignés à ces fonctions, aucun vote populaire dans l’affaire !

Les dernières législatives, auxquelles le MENID candidatait ont été un camouflet de taille. Il s’est retrouvé dans les profondeurs du classement… Cela suffit-il à justifier qu’une telle proportion de membres du MENID ait pu obtenir autant de présidences et de vice-présidences dans les instances communautaires et les syndicats locaux ?

Le mode de leur désignation agit bien sûr au détriment d’une juste représentation de l’équilibre politique réel du Douaisis autant que de l’équilibre démographique, au large bénéfice de l’Arleusis, un territoire rural faiblement peuplé !

Et ce MENID veut garder cette position dominante obtenue au titre de la « gestion locale par l’entente des “groupes politiques », pour poursuivre sa ” mission ” de réduction de la fracture territoriale…! Vaste programme ! Mais quelle fracture ?

Ainsi une fracture bien réelle s’est créée au détriment du chef-lieu d’agglomération (Douai 39000 habitants et un vice-président, l’Arleusis 15 000 habitants et 4 vice-présidents !). Des élus sans assise électorale, sans troupe, ont gagné des postes confortables (en terme représentatif et indemnitaire) par le jeu d’un accord entre minoritaires. D’autres pourtant membres de vrais partis politiques figurent sans poids dans cette assemblée dite « délibérante », que nombre d’observateurs considèrent comme « entérinante » de décisions « d’en haut », présentées déjà validées. On croit rêver en écoutant un tel verbiage, qui justifie ce simulacre, un curieux système de prédigestion décisionnel singulièrement réducteur et confiscatoire du vrai débat démocratique… Malheur d’ailleurs à qui déroge !!!

Le moment est venu d’en finir avec ce système. Il a épuisé le Douaisis par des projets insuffisamment analysés, discutés. Ainsi ont-ils fleuri, irréfléchis, coûteux, incohérents, créateurs de charges, mais faiblement d’emplois et de richesse.

En désignant 80 conseillers communautaires, les électeurs ont le droit de savoir quels seront leurs projets, leur engagement au bénéfice de tout le territoire et comment ils feront enfin entendre leur voix. Cette nouvelle transparence sera d’une grande importance pour le rebond, pour notre avenir… Pour en finir avec un système désavoué et redonner enfin à DOUAI l’image d’un vrai pôle qui entraîne son agglomération, à l’égal des territoires voisins.

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