Péché originel

Lors de la grande réorganisation territoriale qui a mené à l’introduction de l’intercommunalité, le Douaisis, sous la houlette enthousiaste de Jacques Vernier, a décidé de créer une communauté XXL, englobant à la fois l’agglomération douaisienne au sens strict, la ville centre et sa banlieue, et une vingtaine de villages, parfois assez éloignés, quand le bon sens aurait plutôt dessiné une communauté de communes de l’Arleusis , rassemblée autour de son chef-lieu de canton, une communauté de l’agglomération de Douai et des villes mitoyennes dont le destin était indubitablement lié et les intérêts identiques, et une communauté de communes rassemblant villes et villages du Nord du Douaisis, dont nombre d’habitants effectuent quotidiennement le trajet vers la métropole lilloise pour leur profession. Convaincus que le nombre ferait leur force, les créateurs de la future CAD oublièrent de constater qu’ils n’avaient, pour devenir une véritable « communauté », que bien peu d’intérêts en commun. Tel est le péché originel de la CAD qui a permis, un triste jour de décembre 2012, que les maires des communes rurales, majoritaires, prennent le pouvoir et gèrent le bien commun en fonction d’intérêts de villages. D’où une redistribution des subsides aux communes rurales face à une absence de projets phares pour booster la ville-centre et avec elle tout le territoire…

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