Qui décide à la CAD ?

Savez-vous quels sont les décisionnaires qui choisissent les grands investissements destinés à construire l’avenir du Douaisis ?

Vous pensez que les responsabilités sont réparties en proportion de la population, un représentant pour deux mille cinq cents habitants, un vice-président pour dix mille, par exemple ? Ou en fonction du nombre d’électeurs ?

Vous n’y êtes pas. A la CAD, les postes -qu’il s’agisse des vice-présidences, des commissions, des représentations dans d’autres syndicats, régies ou associations- sont répartis selon un critère prétendument « politique » : tant de postes pour les communistes, tant pour les… Heu, les autres partis nationaux n’existent pas à la CAD. Non, les élus de la CAD ont préféré s’inventer des « tendances », qui tendent vers un flou propice aux arrangements : Alliance, MENID, Démocrates et républicains. Cette innovante répartition permet de faire quatre parts, comme pour un gâteau, et permet à quatre « responsables de groupe » de prendre les décisions, après bien sûr avoir consulté l’ensemble du groupe.

On remarque que dans cette répartition « politique », les partis qui, aujourd’hui, réalisent les scores les plus importants dans le pays comme dans l’arrondissement sont absents : aucun représentant pour « En marche », aucun représentant dans ces groupes pour le Front National (aujourd’hui Rassemblement National), aucun représentant pour « les Insoumis ».

A l’évidence, une situation claire et respectueuse des électeurs demanderait une répartition des responsabilités :

  • soit en fonction du nombre d’électeurs ayant voté aux municipales pour chaque élu de la CAD, à raison d’un poste exécutif pour tant d’électeurs.
  • soit en fonction des résultats des partis politiques existants aux dernières élections législatives : Rassemblement National, Les Républicains, République en Marche, Modem, Socialistes, Communistes, Insoumis, les non-inscrits ne pouvant prétendre, par définition, qu’à une représentation individuelle.
  • soit en fonction du nombre d’habitants, à raison d’un poste exécutif pour tant d’habitants
  • soit enfin en établissant un équilibre entre grandes villes, villes moyennes et villages. Les deux villes principales de la CAD, Douai et Sin le Noble, rassemblent un peu plus d’un tiers des habitants de l’agglomération. Un autre gros tiers vit dans l’une des neuf villes entre 5 000 et 10 000 habitants : Waziers, Auby, Cuincy, Lallaing, Roost-Warendin, Flers-en-Escrebieux, Flines-lez-Râches, Dechy et Lambres-lez-Douai. Un dernier petit tiers réside dans une commune de moins de 5 000 habitants : La démarche équitable serait de convenir d’une répartition des responsabilités entre ces trois catégories, selon le principe suivant :
Catégories de communes

Nombre de vice-présidences

+ de 10 000habitants 5 vice-présidences (ou 4+ la présidence)
Entre 5 000 et 10 000habitants 5 vice-présidences (ou 4 + la présidence)
– de 5 000habitants 5 vice-présidences (ou 4+ la présidence)

 

Cette dernière répartition permettrait que soit considérée l’importance d’avoir un pôle urbain fort et bénéficiant d’investissements attractifs tout en conservant le respect d’un monde rural en demande de marges de manœuvre pour faire vivre les villages.

 

*chiffres en vigueur au 1er janvier 2018.

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